Titre
: Un choix difficile
Auteur : Sayana
Source : City Hunter
Genre : Sérieux, pas très original, non yaoi (je précise
paske d’habitude, j’écris surtout du yaoi ! Et pis allez
trouver du yaoi dans "City Hunter" !!!!!)
J’espère que ces chapitres vous plairont ^^. Désolée
si certaines scènes ne sont pas très réalistes, je ne suis
pas très douée pour ça ^^.
Bonne lecture !
Un choix difficile
Chapitre 1
-
Elle m’énerve !!!
Assis au bar
du Cat’s Eyes, Ryô et Mick discutaient depuis un bon quart d’heure
; ou pour être exact, Ryô se plaignait depuis un quart d’heure
et Mick l’écoutait, un sourire goguenard aux lèvres. Ryô
semblait totalement désespéré et furieux.
- C’est de pire
en pire ! Elle devient tellement jalouse que je ne peux même plus regarder
une femme dans la rue sans me prendre un coup de massue sur la tête. Je
ne vais plus pouvoir tenir bien longtemps ...
- Tu ne crois pas que tu exagères un peu ! ?
- J’AIMERAIS BIEN T’Y VOIR !!!
Mick avait reculé
devant la brutalité de la réponse.
- Ca va, pas la peine
de hurler, je n’y suis pour rien, moi. Tu as essayé de lui parler
?
- Pff !, A quoi ça servirait, elle ne veut jamais m’écouter
; dès que j’essaye de me justifier, elle ... ET PUIS POURQUOI CE
SERAIT A MOI DE FAIRE UN EFFORT, ON N’EST PAS MARIES, APRES TOUT !!!
Mick sursauta une
nouvelle fois et manqua tomber de son tabouret.
- Dis, tu ne voudrais
pas te calmer un peu !
- COMMENT VEUX-TU QUE JE ME CALME ALORS QUE CETTE FOLLE VA FINIR PAR ME TUER
!!! C’est vrai, ça, qu’est-ce que j’ai fait pour mériter
ça ?
- Tu oses le demander ?
Cette fois-ci, c’est
Ryô qui sursauta devant l’intervention inattendue de Falcon ; en
effet, depuis le début de la conversation, l’éléphant
lavait la vaisselle sans sembler se soucier des deux autres.
- De quoi tu te mêles,
l’éléph ? Et arrête de me regarder en souriant bêtement,
ça m’énerve.
- Avec tout ce que tu fais subir à Kaori depuis des années, il
est normal qu’elle se méfie de toi ; même quand vous êtes
tous les deux, tu ne peux pas t’empêcher de sauter sur toutes les
jolies filles qui passent.
- Je n’y peux rien, je suis comme ça. Comment voulez-vous que je
devienne le plus grand séducteur du Japon en restant fidèle à
une seule femme ?!?!
Mick et Falcon se
‘regardèrent’ en soupirant.
- Crétin !
- Qu’est-ce que tu as dis, Mick ?
- J’ai dis que tu es un vrai crétin. Si j’étais à
ta place, je profiterais de la chance d’avoir Kaori à mes cotés.
- Mais tu n’es pas à ma place !
Ryô sembla réfléchir
un moment puis un sourire indescriptible s’afficha sur son visage.
- Si tu m’envies
tellement, pourquoi tu ne prendrais pas ma place ?
- ... ???
- Mais oui, on échange Kazue et Kaori. Moi, j’aime beaucoup Kazue
et je ne supporte plus Kaori, et toi, tu es assez maso pour vouloir Kaori à
tes cotés. Alors, on a qu’à échanger nos places et
tout le monde sera content. Qu’est-ce que tu en penses ?
- Heu, eh bien, c’est à dire que ... Ca m’étonnerait
beaucoup que les filles soient d’accord. Et puis, j’aime Kazue et
...
- Tu n’es qu’un égoïste. Pourquoi est-ce que je n’aurais
pas le droit moi aussi d’avoir une petite amie belle, sexy et folle de
moi ???
- Il me semble pourtant que c’est ce que tu as ...
- Beuh !!! Moi je voudrais une vraie partenaire digne de moi, pas cette espèce
de garçon manqué sans aucun charme ...
BOUM !!!
Kaori et Miki venaient
d’arriver en portant les courses, juste à temps pour entendre la
fin de la réponse de Ryô.
Miki regarda le pauvre Ryô écroulé par terre, une massue
de dix tonnes écrasée sur la tête ; elle poussa un soupir
et se tourna vers son amie.
- Dis Kaori, tu ne
crois pas que tu y as été un peu fort, cette massue était
vraiment très lourde et Ryô ne méritait pas ça ...
- Ah oui, parce que ça te plairait, toi, d’être traitée
de garçon manqué, hein ?
- Mais non, tu te trompes, je suis sûre que Ryô ne pensait pas ce
qu’il a dit ...
- Bien sûr que si, je le pensais !!!
- Tais-toi, idiot, tu ne vois pas que j’essaye d’arranger les choses
... Mais Kaori, où tu vas ?
- Laisse-moi passer, Miki. J’en ai vraiment marre de ce crétin,
et si je reste ici, je sens que je vais encore m’énerver et tout
casser.
- Ah non, vous n’allez pas encore vous battre dans mon café ; la
dernière fois ...
- C’est bien pour ça que je préfère sortir.
Kaori sortit du Cat’s
Eyes en lançant un regard meurtrier à Ryô. Celui-ci attendit
qu’elle soit partie pour se relever péniblement en se massant le
sommet du crâne.
- Qu’est-ce
que je vous disais, je vais finir par y laisser la vie.
- Tu ne crois pas que tu l’as bien cherché ?
- L’éléph, je t’ai déjà dit de te mêler
de tes affaires.
- Tout ce qui se passe dans ce café me regarde - Enfin, façon
de parler !
- Ouais, tu dis ça quand ça t’arrange. Mais ... Dis, puisque
Mick ne veut pas faire l’échange, ça ne t’intéresserait
pas, toi ? Ce serait bien, Kaori contre Miki ...
Ryô eut juste
le temps d’éviter le tabouret lancé par Falcon.
- Ca va, ça
va, je disais juste ça pour plaisanter, ce n’est pas la peine de
s’énerver. Qu’est-ce que tu peux être susceptible !
A moins que ce ne soit de la jalousie ? ! Mais oui, l’éléph
ne veut pas qu’on touche à sa petite femme chérie. Rhôôô
! Comme c’est mignon !!!
Cette fois-ci, Ryô
ne put éviter le deuxième tabouret.
- Non mais ça
va pas ?!?!?! Tu m’as fait mal.
- C’était le but recherché. Tant pis pour toi.
- Eh bien, puisque c’est comme ça, je vais aller me faire consoler
en ville. Je trouverais bien une belle jeune femme, douce et affectueuse, qui
me fera oublier tous ces ingrats qui se fichent bien de moi.
- Bon débarras !!!
Ryô fusilla
du regard Mick et Falcon et sortit le plus dignement qu’il put. Au moment
où il passait la porte, il aperçut Kaori qui discutait avec Kasumi.
Elle avait l’air toujours aussi furieuse malgré Kasumi qui tentait
de la calmer. Ryô décida prudemment de partir du coté opposé.
Juste comme il allait tourner le dos pour s’éloigner sur la pointe
des pieds, il vit une voiture débouler à toute vitesse, s’arrêter
au niveau des deux jeunes femmes ; une portière s’ouvrit, et un
homme attrapa Kaori par un bras pour la tirer dans le véhicule ; puis
la voiture redémarra dans un crissement de pneus et disparut tout aussi
vite. La scène n’avait duré que quelques secondes et Ryô
n’avait même pas eu le temps de réagir. Il se précipita
vers Kasumi.
- Ca va Kasumi, tu
n’as rien ?
- Ryô !!! Moi, ça va, mais Kaori ... elle a été enlevée
...
- Je sais.
Ryô regarda
dans la direction où avait disparu la voiture.
- Je sais, répéta
t-il en serrant les poings.
Chapitre 2
-
TU ES VRAIMENT INSUPPORTABLE !!!
Ryô gisait sur
le sol du Cat's Eyes, un tabouret à demi fracassé sur la tête.
Il se releva péniblement tout en maugréant contre le manque de
douceur des femmes.
- Comment peux-tu
me draguer dans un moment pareil ? !?!
Miki regardait Ryô
avec fureur et reproche mais se calma immédiatement en croisant son regard.
Quelque chose dans ses yeux avait frappé la jeune femme, une lueur qu’elle
avait appris à déchiffrer avec le temps.
- Je sais bien que
tu es inquiet pour Kaori, on n’a plus de nouvelles depuis son enlèvement,
hier. Mais ce n’est pas une raison pour me sauter dessus comme ça.
C’est vraiment exaspérant, cette manie ! Et de toute façon,
ça ne marche pas avec moi, je te connais trop bien, je sais que ce n’est
qu’un moyen de masquer ton inquiétude.
- Si tu me connaissais aussi bien, tu saurais exactement que je ne pense qu’à
une seule chose en ce moment : Falcon et Kasumi sont sortis, nous sommes donc
seuls ici, tous les deux, et nous pourrions en profiter pour ...
- RYOOO !!!
Le sourire lubrique
de Ryô se transforma en rictus de douleur sous le nouveau coup de tabouret
de Miki.
« Cette fois-ci,
il est allé trop loin, fulmina la jeune femme. Il reste ici à
faire l’idiot pendant que Falcon et Saeko sont à la recherche de
Kaori. Je vais vraiment finir par croire qu’il s’en fiche totalement.
»
Mais au même
instant, elle fut désarmée une nouvelle fois par cette lueur indéfinissable
dans les yeux de Ryô, mélange de tristesse, de peur et de culpabilité
tout à la fois. Et c’est avec mansuétude qu’elle le
regarda reprendre place sur l’un des rares tabourets encore intacts. Un
silence pesant s’installa entre eux, Ryô semblant absorbé
dans la contemplation de son café et Miki le surveillant du coin de l’oeil.
C’est sans le regarder que la jeune femme reprit la parole :
- Je n’arrive
pas à comprendre pourquoi tu agis comme ça. Tu fais comme si ce
qui arrive à Kaori t’était égal. Pourtant je sais
que tu es inquiet pour elle, tu te sens même coupable de n’avoir
pas su la protéger. Mais ton attitude est tout de même étrange.
Je ne peux pas m’empêcher de penser que ...
Miki s’interrompit
un instant comme si elle cherchait les mots qui pourraient le mieux définir
sa sensation.
- J’ai le sentiment
que tu agis toujours comme avant. Cette manière de ne pas montrer que
tu tiens à elle, malgré tout ce qui s’est passé entre
vous. J’ai l’impression que quand votre relation fait un pas en
avant, tu t’empresses d’en faire deux en arrière. Pourquoi
?
Ryô ne sembla
même pas écouter la question, les yeux toujours rivés sur
sa tasse de café maintenant froid. Mais Miki savait qu’il l’avait
parfaitement entendue.
- Ryô, dis-moi
que tu n’as pas l’intention de renvoyer Kaori ?
Il avait levé
vers elle un visage qu’il voulait inexpressif mais Miki comprit qu’elle
avait vu juste. Ils s’affrontèrent quelques secondes les yeux dans
les yeux, regard vibrant de colère contenue contre regard glacial. La
jeune femme craqua la première et détourna la tête, vaincue.
Aussi fut-elle surprise par la question que Ryô posa d’un air détaché
:
- Qu’est-ce
qui te fait penser ça ?
Miki écarquilla
les yeux. Cette question apparemment anodine sonnait comme le plus terrible
des aveux.
- Tu ne peux pas faire
ça ! Pas après ce que tu lui as promis ! Tu lui as fait le serment
que vous seriez toujours partenaires, que vous resteriez toujours ensemble !!
- Je sais. Mais j’ai aussi juré à Makimura de veiller au
bien-être de sa soeur.
- Toujours cette veille promesse ! Je croyais que cette histoire était
définitivement réglée ?
- C’était ce que je pensais aussi. Je me disais que mes sentiments
pour Kaori me suffiraient à la protéger, grâce à
ce lien particulier qui nous uni. Mais chaque fois que Kaori est en danger,
mes doutes resurgissent. Cette fois encore, j’ai été incapable
de lui venir en aide quand elle a eu besoin de moi. Jusqu’à présent,
tout s’est toujours bien terminé mais il suffit d’une fois,
d’une seule ... Tant qu’elle vivra dans ce milieu, ce genre de mésaventure
arrivera toujours. Alors, je tiendrai ma promesse envers Kaori le plus longtemps
possible mais ... Je n’abandonnerai jamais totalement l’idée
de lui faire reprendre une vie normale si l’occasion se présente
...
La voix de Ryô
était devenue de plus en plus basse, jusqu’à devenir presque
inaudible à la fin. Mais Miki avait très bien compris où
il voulait en venir.
Saeko entra à ce moment-là en courant dans le café et s’arrêta
en constatant le désordre pourtant habituel qui régnait dans la
salle. Elle haussa les épaules, mi-surprise mi-fataliste, et se dirigea
vers Ryô en lui tendant une cassette vidéo.
- Elle t’est
destinée.
Ryô haussa
un sourcil d’étonnement en se saisissant de l’objet. Il l’inspecta
sous tous les angles pour vérifier qu’elle n’était
pas piégée. Rassuré, il passa dans la pièce adjacente
pour la visionner tranquillement, suivi par les deux jeunes femmes.
Sur l’écran apparut bientôt un homme qui fixait l’objectif
d’un air arrogant et supérieur, une arme à la main. Il ricana
à l’intention de son futur interlocuteur.
- Je tiens ta copine,
Saeba, alors si tu veux la revoir vivante, tu as intérêt à
faire tout ce que je vais te demander. Mais avant, pour te prouver ma bonne
foi, je vais te montrer qu’elle va bien. Elle est seulement terrorisée.
La caméra
obliqua légèrement, dévoilant Kaori retenue de force par
deux types qui semblaient avoir toutes les peines du monde à la maintenir.
Elle se débattait comme une furie, injuriant ses kidnappeurs :
- Vous n’êtes
qu’une bande d’idiots ! Vous pensez vraiment avoir Ryô avec
des méthodes aussi nulles ? Ryô est un vrai pro, il ne se fera
pas avoir par des amateurs comme vous ! Quand il sera là, vous regretterez
de m’avoir enlevée ! Il vous le fera payer, espèces de crétins
minables !
Celui qui passait
pour le chef avait observé toute la scène d’un air ahuri
et désespéré.
- Mais arrête,
idiote ! Tu es censée être terrifiée ! hurla t-il tandis
qu’un vol de corbeaux déferlait au dessus de sa tête.
Il se ressaisit pourtant
très vite et s’adressa de nouveau à l’objectif en
se raclant la gorge d’un air gêné :
- Euh, comme tu le
vois, elle a très peur et ...
- Comment voulez-vous que j’aie peur d’une bande d’abrutis
comme vous ? Vous ne feriez même pas peur à un bébé
! Imbéciles ! Tarés !
- TA GUEULE !!!
Kaori se tut brusquement
lorsqu’elle sentit le contact froid de l’arme pointée sur
sa tempe. L’homme faisait des efforts visibles pour ne pas appuyer immédiatement
sur la détente, ce qui eut pour effet de soumettre instantanément
la jeune femme.
L’homme respira plusieurs fois profondément pour se calmer un peu
et sans baisser son arme, il reprit pour son adversaire :
- Je te préviens,
Saeba, je n’ai pas l’intention de supporter une telle emmerdeuse
très longtemps. Dépêche-toi de venir avant que mes nerfs
ne craquent. Sinon, ça ira très mal pour elle. Quoique, si tu
ne viens pas, je comprendrais tout à fait. Je ne sais pas si à
ta place j’aurais vraiment envie de retrouver une telle chieuse. Comment
tu fais pour la supporter ? Faut vraiment être complètement maso
pour ... Non mais qu’est-ce je raconte ?! Rendez-vous sur le chantier
de construction du nouveau centre commercial. Et bouge-toi où elle mourra,
ça je peux te le promettre !
L’homme accentua
sa dernière phrase en appuyant un peu plus son arme sur la tempe de Kaori.
Puis l’enregistrement s’arrêta net, laissant les trois téléspectateurs
sans voix.
Ryô se tourna vers ses deux amies, l’air horrifié par ce
qu’il venait de voir. Devant son air désespéré, Miki
tenta de le rassurer un peu :
- Ne t’inquiète
pas, Ryô, je suis persuadée que tout ira bien pour Kaori. Cet homme
n’a aucun intérêt à la faire disparaître maintenant,
elle est une monnaie d’échange trop précieuse et ...
- Il va la tuer, c’est sûr ! C’est perdu d’avance !
Aucun homme normal ne peut supporter une telle folle très longtemps.
Alors dites, les filles, j’ai une idée : si je la lui laissais
définitivement ???
Les deux femmes tombèrent
à la renverse devant cette dernière remarque à laquelle
elles ne s’attendaient certainement pas. Ryô les regardaient tour
à tour, ses yeux de chien battus pleins d’espoir. Miki se redressa
la première, au comble de la colère devant une telle attitude,
et se planta devant Ryô, les mains sur les hanches, ses yeux lançant
de véritables éclairs :
- Ryô, tu n’es
pas sérieux, j’espère ? On ne dit pas ce genre de choses,
même pour rire. Comment peux-tu plaisanter dans un moment pareil ? C’est
indigne de toi ! Tu es vraiment insupportable !
- Mais non, c’est ELLE qui est insupportable et je me disais que ce serait
mieux si ...
- RYOOOOO !!!
¤ ¤ ¤ ¤ ¤
Ryô arrêta la voiture devant le bâtiment en construction où
l’attendait Falcon, son arme à la main. Le nouvel arrivant jeta
un coup d’oeil aux alentours et soupira :
- Décidément,
de nos jours, ces petits voyous n’ont rien de très original, ils
me donnent toujours rendez-vous dans ce genre d’endroit, ça commence
à être lassant ...
Puis redevenant sérieux
:
- Alors ?
Falcon lui expliqua
la situation en quelques mots :
- Ce gars-là
est un pro. Tout l’immeuble était piégé mais j’ai
réussi à désamorcer toutes les bombes sans qu’il
ne s’en rende compte - il n’est peut-être pas si pro que ça,
finalement, il est tellement sûr de son coup qu’il ne se méfie
même pas. Tant pis pour lui. Maintenant, Ryô, c’est à
toi de jouer, il ne te reste plus qu’à trouver Kaori et ce type.
- Merci, l’Éléph, je te revaudrai ça.
- Si tu veux que je t’accompagne ...
- Non, c’est à moi de régler cette histoire. SEUL.
- Je serai quand même là si tu as besoin d’aide.
- Pff ! Tu ne me crois pas capable de m’en sortir tout seul ? Quel manque
de confiance, je pensais que tu me connaissais mieux que ça ?
- Justement, je te connais, et tu es dans un tel état de colère
- même si tu ne le montres pas - que tu es capable de tout.
- ...
Ryô s’éloigna
en faisant un geste de la main semblant signifier « Ne t’inquiète
pas pour moi, tout ira bien ! », geste que ne put bien évidemment
pas voir Falcon mais dont il ressentit l’intention. Il reprit sa garde
au pied du bâtiment en poussant un énorme soupir.
Ryô pénétra
dans l’immeuble l’arme au poing, repensant aux paroles que lui avait
dites Saeko avant qu’il ne quitte le Cat’s Eyes :
- C’est un tueur
du nom de Dragon Rouge qui a enlevé Kaori. Il veut se faire une place
dans le milieu en t’éliminant. D’après mes renseignements,
il est assez dangereux, tu ferais bien de te méfier.
Tout en continuant
sa progression prudente, Ryô soupira intérieurement :
- Décidément,
ces tueurs ne sont vraiment pas originaux, ils ont tous les même idées
!!!
Ryô avançait
de plus en plus prudemment mais il ne rencontra personne. Il s’arrêta
alors pour écouter s’il entendait le moindre bruit qui put le renseigner
sur la présence de ses ennemis. En tendant l’oreille, il entendit
des voix provenant du premier étage. Il emprunta l’immense escalier
le plus silencieusement possible et déboucha dans un hall gigantesque.
La première chose qu’il vit était Kaori ligotée et
bâillonnée au pied d’un mur au fond de la pièce. Elle
était seule.
Ryô fit alors le tour de la salle du regard tandis que Kaori secouait
énergiquement la tête pour lui intimer de ne pas s’approcher.
Il fit pourtant quelques pas et sentit son sang se glacer dans ses veines en
entendant un déclic dans son dos. Il eut tout juste le temps de plonger
en avant tandis qu’une balle venait se fracasser à l’endroit
même où il se tenait quelques secondes plus tôt. Ryô
riposta aussitôt et deux balles lui suffirent pour abattre les deux complices
de Dragon Rouge.
Ryô attendit un instant que ce dernier se montre mais devant le silence
qui s’installait, il se dirigea lentement vers Kaori qui le regardait
d’un air suppliant. Dès qu’il lui eut ôté son
bâillon, elle l’implora de partir :
- Ne reste pas là,
Ryô, c’est un piège !
Elle n’eut
pas le temps de poursuivre, interrompue par un ricanement. Ryô se retourna
immédiatement vers l’homme qu’il n’avait pas entendu
arriver, se maudissant de son erreur qui aurait put leur être fatale,
et se retrouva face au dénommé Dragon Rouge.
Les deux hommes se jaugèrent quelques instants du regard sans bouger.
- Tu vois, Dragon
Rouge, je suis venu comme tu me l’avais demandé. Alors, permets-moi
de libérer Kaori pour qu’elle puisse partir d’ici.
- Non, Ryô, ne fais pas ça !!!
- Ca ne servirait à rien parce que vous allez mourir tous les deux. Tu
es tombé dans mon piège ! répondit le tueur d’un
ton inquiétant.
- Pff, quelle originalité ! Si tu savais le nombre de types qui ont eu
la même idée avant toi. Et tu vois, je suis toujours là.
Tu subiras le même sort que les autres pour avoir osé t’attaquer
à ma partenaire.
- C’est ce que tu crois, Saeba, ricana l’homme en pointant son arme
sur Ryô.
Celui-ci réussit
à éviter une nouvelle fois le tir en plongeant sur le côté.
Mais surpris de ne pas entendre une nouvelle déflagration, il se retourna
pour chercher où se trouvait son adversaire.
Ce qu’il vit alors le pétrifia sur place : l’homme avait
maintenant son arme braquée sur Kaori et la fixait d’un air dément.
- NOOOONNNNN !!!
Fou de rage, Ryô
s’élança pour s’interposer au moment même où
la détonation se faisait entendre.
Kaori vit alors avec horreur Ryô s’écrouler à ses
pieds dans une marre de sang ...
Chapitre 3
«
Il est dans le coma ...»
Ces cinq mots résonnaient
sans cesse dans l’esprit de Kaori. Depuis que Kazue lui avait appris la
terrible nouvelle, Kaori restait prostrée sur une chaise, ses yeux fixant
inlassablement le lit où reposait Ryô.
- Il est si beau,
si paisible, on dirait qu’il dort ... songeait-elle amèrement.
Les yeux de Kaori
s’embuèrent de larmes, mais elle se força à les refouler.
Elle voulait se montrer courageuse, forte. Digne de City Hunter.
- Digne de City Hunter.
Quelle ironie ! C’est à cause de moi, une fois de plus, que tout
est arrivé. Si Falcon n’était pas venu à notre secours,
nous serions sûrement morts à l’heure qu’il est. Il
a non seulement réussi à tuer Dragon Rouge mais c’est lui
qui nous a conduit ici, chez le Professeur. J’étais tellement choquée
que j’étais incapable de réagir. Je suis vraiment trop nulle
!
Son poing se crispa
rageusement et elle essuya quelques larmes de colère et de désespoir
qui avaient réussi à s’aventurer sur ses joues malgré
tous ses efforts pour les retenir.
- Pourquoi ? Pourquoi ? Tout ça, c’est de ma faute ... Encore une
fois. Sans moi, Ryô ne serait pas ici, sur ce lit d’hôpital.
Sans moi, il ne serait pas ...
Les larmes coulaient
maintenant ouvertement sur son visage, sans qu’elle cherche davantage
à endiguer ses pleurs, sans même qu’elle ne s’en rende
vraiment compte.
Même si tous
ses amis ne cessaient de lui répéter qu’elle n’était
pas responsable, Kaori ne pouvait s’empêcher de culpabiliser. Elle
repensait à toutes les fois où elle avait été enlevée,
toutes ces fois où Ryô était venu à son secours.
Tous deux s’en étaient toujours plutôt bien sortis, avec
seulement quelques blessures plus ou moins graves. Kaori avait souvent eu très
peur mais Ryô était toujours là pour la protéger.
Elle en était presque arrivée à le considérer comme
invulnérable. Mais aujourd’hui ...
- Mon Dieu, je vous
en supplie, faites qu’il vive ! Il ne peut pas mourir, il ne doit pas
mourir. Je donnerais n’importe quoi pour être à sa place.
Il a été blessé en voulant me protéger, c’est
moi qui devrais être ici, sur ce lit. Je ne supporterai pas qu’il
meure à cause de moi. Je vous en prie ! Je suis prête à
tout pour le sauver ... S’il survit ... Je partirais. Oui, c’est
ça, s’il finit par se réveiller, je m’éloignerai
de lui définitivement. C’est pour me protéger qu’il
risque sa vie depuis toutes ces années. Si je ne suis plus là,
Ryô sera moins en danger. Alors oui, si ça peut le sauver, je partirai
très loin. Pour toujours. Mais sauvez-le !
Elle avait prononcé
ces dernières paroles à haute voix, comme pour leur donner plus
de portée, comme pour être bien sûre que quelqu’un,
la-haut, puisse les entendre.
Pendant son discours, elle avait saisi la main inerte de Ryô et elle la
serrait convulsivement, espérant lui transmettre un peu de sa chaleur
et de sa force. Mais devant l’absence de réaction de son partenaire,
elle relâcha légèrement sa pression et se mit timidement
à la caresser, en un geste d’affection qu’elle ne se serait
sûrement pas permis en temps normal. Puis mue par une envie irrépressible,
elle souleva délicatement la main de Ryô et approcha doucement
ses lèvres des doigts glacés sur lesquels elle déposa un
tendre baiser qui reflétait ses sentiments les plus profonds.
Epuisée par le désespoir et le remord, elle finit par s’endormir
sans avoir lâché cette main si précieuse.
¤ ¤ ¤
-
Elle veille Ryô jour et nuit, depuis deux jours, sans bouger. Je me sens
tellement mal pour elle, j’aimerai tellement pouvoir faire quelque chose.
Mais elle refuse mon aide ...
Kazue avait murmuré
ces quelques paroles à Mick qui venait de lui poser tendrement une main
sur l’épaule. Tous deux regardèrent par l’entrebâillement
de la porte et virent effectivement Kaori sur une chaise près du lit,
les épaules voûtées, ses yeux vides fixant Ryô sans
plus le voir. Elle faisait tellement pitié que Mick fronça les
sourcils. Il échangea un bref coup d’oeil avec Kazue et pénétra
dans la chambre. Kaori l’entendant s’approcher leva vers lui un
regard totalement inexpressif puis le reconnaissant, elle se replongea dans
ses réflexions. Mick lui posa une main sur l’épaule et la
sermonna doucement :
- Tu as l’air
épuisée. Tu devrais aller te reposer.
Kaori secoua la tête
sans même le regarder. Mick poussa un soupir et reprit :
- Ca ne sert à
rien que tu tombes malade toi aussi. Va dormir un peu, je le veillerai à
ta place.
Nouveau signe de
négation et nouveau soupir. Mick se mit à marmonner :
- Je n’ai jamais
vu pareille tête de mule. Alors tant pis pour toi. Puisque tu ne veux
pas bouger d’ici, je vais employer les grands moyens.
Cette fois-ci, Kaori
leva la tête, surprise. Mick avait sur le visage une expression indéfinissable,
mélange de plaisanterie et du plus grand sérieux. Il profita de
l’étonnement de Kaori pour la prendre dans ses bras malgré
ses protestations. La jeune femme commença à se débattre
faiblement mais dut se rendre à l’évidence : même
convalescent, Mick restait beaucoup plus fort qu’elle. Et puis, elle devait
bien se l’avouer, ce contact humain, cette chaleur, elle en avait vraiment
besoin. Elle cessa alors lentement de bouger, ne souhaitant pas céder
trop facilement et appuya timidement sa tête sur l’épaule
de Mick en fermant les yeux. Celui-ci sourit devant cet abandon et rejoignit
Kazue dans le couloir. Il n’avait pas encore franchi le seuil que Kaori
s’était déjà assoupie ...
¤ ¤ ¤
-
Tu dois te réveiller, Ryô, tu n’as pas le droit de partir.
Pas maintenant. Kaori a trop besoin de toi, tu ne peux pas l’abandonner
... Pff, voilà que je deviens sentimental, ça ne me ressemble
vraiment pas !
Comme promis, Mick
était revenu veiller Ryô après avoir déposé
Kaori endormie dans une autre chambre. Fatigué de rester assis sur cette
chaise depuis des heures à ressasser les mêmes idées noires,
il se leva pour se dégourdir les jambes et s’approcha de la fenêtre.
Il appuya le front sur la vitre pour se rafraîchir un peu et calmer la
valse désordonnée de ses sombres pensées. Au même
moment, il lui sembla entendre un léger bruit provenant du lit. Il se
retourna vivement pour constater que Ryô avait les yeux légèrement
entrouverts.
- Kazue, Professeur,
venez vite, je crois que Ryô est en train de se réveiller !!!
Les deux médecins
entrèrent en trombe dans la pièce. Mick avait fait un pas en arrière
pour ne pas les gêner et observait la scène le coeur battant. Au
bout d’un temps qui lui sembla interminable, Kazue se tourna vers lui
et lui fit un immense sourire, les yeux pleins de larmes de soulagement.
- Tu devrais aller
chercher Kaori ...
Mick opina, le sourire
aux lèvres et se précipita vers la chambre où reposait
la jeune femme. Cette dernière dormait d’un lourd sommeil et ne
l’entendit même pas entrer. Mick l’observa quelques secondes,
rechignant un peu à la déranger. Mais il se souvint de la raison
de sa propre présence et songea que Kaori ne lui en voudrait certainement
pas de l’avoir réveillée. Il s’approcha du lit et
la secoua doucement.
- Kaori ! Kaori !
L’interpellée
finit par ouvrir les yeux et posa sur lui un regard quelque peu perdu, ne se
souvenant probablement pas comment elle avait pu atterrir dans cette pièce.
Mick lui adressa un sourire rassurant et murmura pour ne pas trop la brusquer
:
- J’ai une bonne
nouvelle. Ryô vient de se réveiller ...
Kaori le fixa quelques
secondes sans comprendre et brusquement son visage s’illumina tandis qu’un
flot de larmes inondait ses joues.
- Merci ! Merci !
Merci !
Elle avait fermé
les yeux de nouveau et répétait ce même mot inlassablement
sans qu’il semble pourtant adressé à qui que ce soit en
particulier. Elle finit quand même par se calmer un peu et regarda Mick
avec reconnaissance.
- Je te remercie d’être
venu me prévenir, Mick. Laisse-moi juste une minute pour reprendre mes
esprits, je ne peux pas me présenter devant Ryô dans cet état
... Tu peux aller prévenir les autres que j’arrive, s’il
te plaît ?
Elle bondit ensuite
jusqu’au lavabo qui ornait la chambre et se passa de l’eau fraîche
sur le visage tandis que Mick quittait la pièce en se moquant gentiment
de la coquetterie des femmes. Dès qu’il fut sorti, le sourire de
Kaori s’effaça aussitôt et elle fixa tristement mais avec
résolution le miroir devant elle.
¤ ¤ ¤
-
Vous pouvez nous laisser seuls ?
Kaori se tenait maladroitement
sur le seuil de la porte, n’osant visiblement pas entrer. Tous se regardèrent
avec un air entendu et un petit sourire. Kazue attrapa le Professeur et Mick
chacun par une main pour les traîner hors de la pièce, ceux-ci
ne semblant pas décidés à s’effacer pour leur laisser
un peu d’intimité. Kaori la remercia d’un signe de tête.
Elle attendit ensuite un instant que tous trois aient disparus à l’autre
bout du couloir pour pénétrer dans la pièce. Elle referma
la porte derrière elle le plus silencieusement possible, mais au lieu
d’avancer, elle s’appuya contre le battant. Elle prit tout son temps
pour observer Ryô, qui s’était rendormi vaincu par la fatigue
et les calmants, comme si elle voulait imprimer son visage dans sa mémoire.
Elle fit ensuite quelques pas, paraissant hésiter, et avisa la table
basse qui jouxtait le lit. Elle se dirigea résolument vers elle et y
déposa une enveloppe bien en évidence. Puis sans un regard, sans
même se retourner, elle quitta la pièce aussi silencieusement qu’elle
était entrée.
¤ ¤ ¤
Même s’il refusait de l’admettre ouvertement, Mick était
vraiment soulagé du réveil de Ryô et il était impatient
de recommencer leurs longues discussions « d’homme à homme
».
Estimant que Kaori avait passé assez de temps seule dans la chambre de
Ryô, mais surtout curieux de savoir comment s’étaient passées
leurs retrouvailles, le blond frappa résolument à la porte du
convalescent et à son grand plaisir, ce fut celui-ci qui lui répondit
faiblement. Il entra gaiement et fut un peu surpris de le trouver seul.
- Alors, mon vieux
Ryô, tu nous as fait une de ces peurs !!! J’ai vraiment cru que
tu allais y passer, cette fois ! Pfff ! Moi qui pensais que j’allais enfin
avoir Kaori pour moi tout seul !!!
Mick faisait le pitre
comme à son habitude mais son regard sérieux démentait
ses propos. Les deux hommes se fixèrent silencieusement pendant quelques
secondes, dialogue équivalent pour eux à un long discours. Puis
constatant la bonne santé apparente de son ami et désireux d’en
apprendre plus sur ce qui s’était passé à son réveil,
Mick prit une chaise et s’installa à califourchon près du
lit. Il regarda Ryô d’un air à la fois complice et curieux
et demanda innocemment :
- Alors ?
- Alors quoi ? rétorqua Ryô en levant un sourcil. Il ne comprenait
visiblement pas où Mick voulait en venir.
- T’es pas drôle. Je veux juste savoir ce que t’a dit Kaori
lorsque tu t’es réveillé ... Elle nous a demandé
de sortir de la chambre pour rester seule avec toi, je me doute qu’elle
avait des choses très importantes à te dire, des choses que toi
seul pouvait entendre ...
Un sourire lubrique
était apparu sur les lèvres de Mick. Ryô fit la moue, vaguement
énervé par la curiosité de l’Américain, d’autant
plus qu’il ne voyait toujours pas de quoi il voulait parler, son cerveau
encore nettement embrumé ne lui autorisant pas la moindre réflexion.
- Aucune idée,
je ne l’ai pas vue, répondit-il un peu sèchement.
Mick le dévisagea
un instant, se demandant si le brun se moquait de lui.
« Pff, quel
égoïste, il veut tout garder pour lui sans même m’en
faire profiter, moi, son meilleur ami, maugréa Mick intérieurement
».
Pourtant il fronça
les sourcils en constatant que Ryô semblait très sérieux
et même vaguement inquiet. Mick s’empressa alors de le rassurer
:
- Bah, j’imagine
qu’elle n’a tout simplement pas osé te réveiller.
Elle a dû aller faire un tour et ...
Il remarqua à
ce moment-là sur la table basse l’enveloppe sur laquelle était
écrit un seul mot, « Ryô ». Il reconnut pourtant parfaitement
l’écriture de Kaori. Mick s’interrompit aussitôt et
questionna Ryô du regard. Les sentiments de peur et d’appréhension
qu’il devina dans les yeux de ce dernier lui donnèrent froid dans
le dos. Après un instant d’hésitation, Ryô tendit
difficilement la main pour attraper la missive. Il la contempla quelques secondes
en silence puis la tendit toujours sans dire un mot à Mick. Celui-ci
comprit l’intention du Japonais et ouvrit l’enveloppe. Elle contenait
une lettre très courte, que Mick lut à mi-voix :
« Ryô,
Cela fait des
heures et des heures que tu es allongé inconscient sur ce lit, et je
n’arrête pas de me dire que tout ça est de ma faute. Je me
sens tellement coupable, j’aimerais tellement effacer tout ce qui est
arrivé. Pourtant s’il est impossible de gommer le passé,
il existe un moyen de modifier l’avenir. Je sais très bien que
tant que je resterai à tes côtés, tu seras en danger à
cause de moi. Je ne supporte plus cette idée, elle m’est devenue
intolérable. Alors si tu te réveilles, je partirai loin de toi.
Pour ne plus te causer de problèmes. Plus jamais.
Je t’en supplie, ne cherche surtout pas à me retrouver, je n’en
vaux pas la peine.
Cette décision a été la plus difficile à prendre
de toute ma vie, mais je ne la regrette pas. Parce que ... Je t’aime.
Je voulais te le dire enfin, pour la première et dernière fois.
Adieu, Ryô.
Kaori »
La voix de Mick était devenue blanche au fur et à mesure de sa
lecture, jusqu’à devenir presque inaudible. Il n’osait lever
les yeux sur son ami, par peur de ce qu’il pourrait lire dans son regard.
Au bout d’un moment, gêné, il se leva et toujours sans le
regarder, s’apprêta à quitter la chambre. Pourtant, avant
de sortir, il se retourna une dernière fois et demanda :
- Qu’est-ce
que tu comptes faire ?
Lecteur, te voici
maintenant devant un choix aussi difficile que celui de Ryô. Doit-il partir
à la recherche de Kaori ou lui permettre de commencer une nouvelle vie
loin de lui ? Choisira t-il le cœur ou la raison ?
Si tu optes pour la raison, rendez-vous au chapitre « Le choix de la raison
». Sinon, c’est « Le choix du cœur » qui t’attend.
Et n’hésite pas à me dire quelle fin tu préfères
…
| Chapitre 4 : Le choix de la raison Note : Lecteur, tu as préféré suivre la voix de la raison. Je te souhaite une bonne lecture, en espérant que tu n’auras pas à regretter ton choix … - Qu’est-ce
que tu comptes faire ? ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ Sur les
conseils du Professeur, Mick avait laissé Ryô se reposer
un temps qu’il jugeait interminable. |
Chapitre 4 : Le choix du cœur Note
: Lecteur, tu as préféré suivre la voix du cœur.
Je te souhaite une bonne lecture, en espérant que tu n’auras
pas à regretter ton choix ... - OOOUUUIIINNNNNN
!!! Au secours, je veux pas y aller !!! Au secours !!! AU SECOURS !!!!!!!!!!!!! ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ Une longue
course à travers les rues de New-York plus tard, le taxi s’arrêta
devant un immeuble moderne et accueillant. |